Comment organiser un enterrement ?

Comment organiser un enterrement ?

Funérailles. Lorsque nous perdons un proche, il nous revient d’organiser ses obsèques. Il s’agit de construire le parcours que nous allons emprunter à la suite de son corps, depuis le lieu du décès, jusqu’à celui de sa sépulture, en passant par celui de la célébration. Il est important de prendre le temps d’y réfléchir, en famille et avec des professionnels de pompes funèbres. Explications.

1. La prise en charge du corps

C’est la visite au défunt. Le corps est veillé, parfois pendant plusieurs jours. Puis il y a l’adieu au visage avant la fermeture du cercueil, et la levée du corps. Cette première étape peut avoir lieu à la maison, à l’hôpital (dans la chambre mortuaire) ou au funérarium (ou chambre funéraire). C’est un lieu privé qui offre plus de possibilités, de liberté qu’à l’hôpital, lieu public. Cette première étape est très importante dans le travail du deuil. il permet de prendre conscience, en voyant et en touchant le corps du défunt, qu’il est vraiment mort. La prière de l’Église invite, tout en regardant le visage de l’être aimé, à porter nos regards plus loin, vers celui du Christ.

2. La célébration à l’église

La famille choisit le lieu de la célébration. Le lieu cultuel est un lieu public ouvert à tous. Il offre une richesse humaine et spirituelle. Les gens reviennent souvent dans les églises où leurs proches ont été enterrés.

La préparation de la célébration est un temps au cours duquel on se souvient du défunt. Cette évocation va faciliter le choix des textes de la cérémonie: ils diront quelque chose de la vie du défunt, de sa foi.

Pendant la cérémonie à l’église, l’encensement et la bénédiction du cercueil sont des rites efficaces : hommage au défunt en encensant son corps et rappel du baptême par l’aspersion. Toute l’assemblée est ensuite invitée à ce geste de bénédiction. Le défunt est confié à la bonté de Dieu.

Le rite religieux est l’occasion d’une ouverture, pour ne pas se renfermer sur soi et sur son chagrin, ne pas se laisser tuer par la mort de ceux qu’on aime.

3. L’adieu au cimetière

C’est un rite par lequel les vivants mettent les morts à distance de leur lieu de vie et font l’apprentissage de la vie sans la présence physique du défunt. Deux modes de sépultures sont possibles :

  • L’inhumation

Lorsqu’on n’a pas de tombe de famille, l’acquisition d’une sépulture est possible dans la commune où l’on réside ou celle où l’on meurt. On peut également être inhumé dans le caveau d’une autre personne. Une tombe se compose d’un droit de propriété temporaire sur une parcelle du cimetière
(la concession), la sépulture proprement dite (qui peut être un caveau ou une pleine terre) et le monument qui est généralement placé en surface. Les coûts sont variables selon les lieux, sachant que plus la place est rare, plus les coûts sont élevés. Le pèlerinage qui consistera parfois à se rendre
sur la tombe permettra de vivre des temps forts de souvenir. Et l’existence de ce lieu de mémoire servira la nécessaire inscription de tout être vivant dans une filiation.

  • La crémation

Si l’Église catholique ne voit pas de contre-indication théologique à la pratique de la crémation, elle manifeste encore aujourd’hui sa préférence pour l’inhumation, à l’exemple de la sépulture du Christ. La crémation reste en effet un facteur potentiel de traumatisme dans la mesure où elle aboutit, dans un temps très court, à la dématérialisation définitive du corps par sa transformation en une poudre totalement inerte, le plus souvent dispersée par les proches. Deux conseils importants : dès lors qu’il y a une célébration dans une église avant la crémation, la présence au crématorium n’est pas requise. Et l’inhumation des cendres est préférable à leur dispersion, afin de disposer d’un lieu de mémoire de la personne défunte.

Lire aussi notre article : crémation ou inhumation ?

Pour aller plus loin : le service catholique des funérailles, c’est quoi ?

Source : L’1visible

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