Expériences de mort imminente : qu’en est-il du suicide ?

Expériences de mort imminente : qu’en est-il du suicide ?

[Suite de la quatrième partie : Expériences de mort imminente : ville de lumière, savoir absolu, secours surnaturel ?]

Alors, qu’en est-il du suicide pour les expériences de mort imminente (EMI, NDE en anglais) ?

Selon les recherches du Dr. Moody, les personnes ayant vécu une EMI suite à une mort involontaire, ont souvent affirmé qu’à un moment donné durant leur expérience, elles ne souhaitaient pas revenir sur terre (ndlr : car plongé dans la paix, le bien être, l’Amour…).

Toutefois, ces mêmes personnes sont toutes unanimes à répudier le suicide en tant que moyen de retrouver de tels états. Elles disent à leur retour, avoir appris au cours de leur aventure qu’elles avaient ici un devoir à remplir ; elles rapportent de l’au-delà un désir de se vouer entièrement et sérieusement à cette vie-ci. Voici pour exemple, le témoignage d’un homme « mort » suite à un accident et qui fait référence au suicide et au meurtre :

« [Pendant que j’étais de l’autre côté], j’eus le sentiment que deux choses me seraient totalement interdites : me tuer ou tuer quelqu’un (…). Si j’en venais à me suicider, ce serait comme si je refusais le don de Dieu en lui jetant à la face (…). Tuer quelqu’un d’autre, c’est se mettre en travers du plan que Dieu a conçu pour cet homme… »

Un autre homme raconte que tandis qu’il était « là-bas » il avait eu le sentiment que certains suicides entrainaient une sanction, une partie de celle-ci consistant à être témoin des souffrances que cet acte allait susciter chez d’autres.

Toujours selon le Dr. Moody, les témoignages de personnes ayant eu une EMI consécutive à un suicide ont toute un point commun, celui d’être désagréable. Les témoins rapportent que les situations conflictuelles auxquelles ils avaient tenté d’échapper par le suicide, les retrouvaient, de l’autre côté, intacte.

Une femme a déclaré avoir été comme « prise au piège » dans la circonstance qui l’avait poussé à se suicider. Il lui semblait que l’état des choses au milieu duquel elle s’était débattue avant sa « mort » ne cessait de se répéter, comme en une boucle fermée :

« [..] même alors que j’étais « morte », les choses en étaient toujours au même point. C’était comme si les mêmes choses se répétait sans cesse, un éternel retour. Je subissais l’évènement une fois, et à la fin je pensais : « Ouf ! C’est fini, quelle chance ! » Mais aussitôt après, tout recommençait, et je pensais « Oh non ! Assez ! Que ça s’arrête ! ».

Tous ont déclaré qu’après ce qui leur était arrivé, ils n’envisageaient plus jamais le suicide comme une solution ; tous estimaient qu’ils avaient commis une erreur et se félicitaient de n’avoir pas réussi dans leur tentative.

Ainsi le Dr. Moody demanda à un homme si, à la lumière de ce qu’il avait appris, il entreprendrait à nouveau de se supprimer, il répondit : « Certainement pas. Je ne recommencerai jamais. Je mourrai de mort naturelle. J’ai compris dans ce moment-là que notre vie ne présente qu’une infime portion de temps, alors qu’il y a tant de choses à faire pendant qu’on est sur terre. Tandis que quand on meurt, c’est l’éternité. »

Face à ces révélations issues des recherches du Dr. R. Moody, vous l’aurez donc compris si voulez une belle mort, alors suicide, meurtre, euthanasie, avortement… sont à éviter… A propos de l’avortement, comment ne pas citer le témoignage bien connu de Gloria Polo (à retrouver ici) qui vécut une EMI très intense après avoir été foudroyée ?

Lors de cette EMI, les 10 commandements lui sont passés en revue :

« […] Sur cette épreuve des dix commandements, je n’avais pas une demi réponse correcte. C’était terrible, dévastateur ! J’étais totalement bouleversée. Et je me disais : Au moins on ne pourra pas me blâmer d’avoir tué quelqu’un ! […] Quand l’on en vint au 5ème commandement, le Seigneur me fit voir l’assassin horrible que j’avais été en commettant le plus horrible des crimes : l’avortement.  De plus, j’avais financé plusieurs avortements parce que je proclamais qu’une femme avait le droit de choisir d’être enceinte ou pas. Il me fut donné de lire dans le Livre de Vie et je fus profondément meurtrie, car une fillette de 14 ans avait avorté sur mes conseils. […] Chaque fois que le sang d’un bébé est versé, c’est un holocauste à Satan, qui blesse et fait trember le Seigneur. Je vis dans le Livre de Vie, comment notre âme se formait, le moment où la semence parvient dans l’œuf. Une belle étincelle jaillit, une lumière qui rayonne du soleil de Dieu le Père. Dès que le ventre de la mère est ensemencé, il s’éclaire de la lumière de l’âme. Pendant l’avortement, l’âme gémit et crie de douleurs, et l’on entend un cri au Ciel car il est ébranlé. […] »

Marthe Robin (1902-1981) reconnue « Vénérable » par le pape François, et qui vécut une vie de souffrance, disait au sujet de l’euthanasie :
« Ne mettez pas des poisons sur la table de nuit des malades ». Elle trouva également les mots pour consoler les proches de suicidés : « Elle était peut-être plus près du Bon Dieu qu’on ne pourrait le croire, faisait-elle écrire en 1952, à propos d’une suicidée, car ce n’est pas à ses jours qu’elle voulait mettre fin, mais c’était au mal qui la torturait… »  (*)

A suivre… (par Benoît Moreau)

Lire la suite de notre enquête : Quel salut pour les âmes ?

(*) Extrait du livre Vie de Marthe Robin du Père Bernard Peyrous, postulateur de sa cause en canonisation dans l’Eglise catholique.

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