Faut-il être chrétien pour être sauvé ?

Faut-il être chrétien pour être sauvé ?

Alors, il y aurait des places réservées, là-haut, pour celui qui est chrétien ? Le Salut ne serait que pour quelques uns, et donc, finalement, l’amour de Dieu, limité ? Et sa miséricorde infinie, du « bidon » ?

Une jeune femme originaire d’Argentine, travaillait, comme chercheur en biologie, à Paris. Elle se lia avec des amis chrétiens et, peu à peu, se sentit attirée par la foi. Mais un obstacle la retenait : son père, homme très droit, avait été un athée convaincu et était mort comme tel. Pour elle, croire en Dieu signifiait que l’athéisme de son père l’excluait du Ciel.

Dieu accueille-t-il alors dans son Royaume, le « Paradis », tous les hommes : les croyants des autres religions et les athées de bonne foi ? La réponse est sûre, le Dieu des chrétiens aime tous les hommes, même ceux qui ne le connaissent pas. Il veut que tous les hommes soient sauvés, que tous viennent avec lui au Ciel.

« Mais comment pouvez-vous l’affirmer ? », diront certains. Le Dieu des chrétiens, c’est le Dieu de l’Évangile. Lorsque l’Enfant Jésus, peu après être né dans la crèche à Bethléem, est présenté au Temple, un vieillard, Siméon, regarde l’enfant et dit en parlant de lui : « Mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les Nations… » (Evangile selon saint Luc, chap. 2 versets 30-32) « nations » signifie le monde entier, les non-juifs. Et ailleurs, dans l’évangile selon saint Jean ch. 3, v. 16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais ait la vie éternelle. » Saint Paul, ajoute dans la Première Épître à Timothée, ch. 1, v. 2-4 : « Dieu notre sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » 

Donc, si Jésus-Christ est Dieu, et nous dit les choses de Dieu, à travers l’évangile et les écrits de ses témoins, les « Apôtres », il est clair que Dieu aime tous les hommes et veut leur bonheur, leur « salut » ; il leur promet la vie éternelle : « Car Dieu n’a pas envoyé le Fils (Jésus) dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (saint Jean, ch 3, v. 17).

Pourtant, il est bien dit : « Quiconque croit en lui »  ? Que comprendre ? D’une certaine façon, on peut « croire dans le Fils »  sans le connaître. C’est ce que Jésus a déclaré, de façon solennelle, dans un discours que l’on appelle communément  » l’évangile du jugement dernier « . Jésus dit que « le Roi », « quand il viendra dans sa gloire », appellera, pour entrer dans le Royaume de Dieu, « les bénis de son Père » : ceux qui ont donné à manger aux affamés, à boire aux assoiffés, donné des habits aux pauvres, accueilli les étrangers, visité les prisonniers. « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Ainsi, le Fils de Dieu s’identifie à chaque homme. Ainsi, il est clair que le « Dieu des chrétiens » ne réserve pas son salut à ceux qui l’ont reconnu explicitement mais à tout homme qui a aimé en vérité et qui a pratiqué la charité. Qu’il soit athée, bouddhiste ou animiste.

Certains peuvent se demander en lisant ce qui précède si c’est bien la pensée de l’Église catholique car il est vrai que l’évangile est parfois interprété de façon trop personnelle. Eh bien, voici ce que dit l’article 1058 du catéchisme de l’Église catholique, publié en 1992 : « S’il est vrai que personne ne peut se sauver lui-même, il est vrai que « Dieu veut que tous soient sauvés » (1 Tim. 2/4) et que pour lui « tout est possible » (Matthieu 19/26) ».

C’est pourquoi les chrétiens prient et espèrent pour toute personne décédée, quelles que soient les apparences. Ils les confient à la miséricorde infinie de Dieu qui peut toucher les âmes par des voies que nous ne connaissons pas. Rappelons-nous l’exemple du Bon Larron ! Jésus, alors qu’il est crucifié à côté de ce brigand, lui dit : « Avec moi, aujourd’hui tu seras dans le paradis. » (Evangile selon saint Jean).

Donc tous les espoirs sont permis ! 😉

 

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