Faut-il avoir peur de la mort ?

Faut-il avoir peur de la mort ?

Faut-il avoir peur de la mort ? En effet, la mort est le grand point final de toute vie sur cette terre, suivi d’un grand point d’interrogation : qu’y a-t-il après ce point de non-retour ? Y’a-t-il une vie après la mort ? Pour les non-croyants, elle est la fin de tout, tandis que pour les chrétiens, elle est le début d’une vie nouvelle en Dieu.

Lavieapreslamort.com : La mort, c’est le néant l’anéantissement, toute une vie réduite à rien. C’est l’échec final annoncé…

Il faut apprivoiser la mort avec une sorte de réalisme. Mais pour nous chrétiens, c’est plus facile à accepter dans la mesure où nous savons que quelqu’un est revenu de la mort pour nous dire qu’il ne fallait pas en avoir peur parce qu’il y était passé. J’ai connu une vieille dame qui disait : « Par où Jésus est passé, je peux aussi passer avec lui. » Pour les chrétiens, la perspective de la résurrection est indispensable et vitale. Le passage à travers la mort est un événement, un processus que nous ne pouvons pas connaître avant de l’éprouver nous-mêmes, une fois pour toutes.

Lavieapreslamort.com : Si l’est vrai qu’il y a quelque chose après la mort, on ne sait pas du tout vers quoi on va, ou vers qui…

Passer à travers la mort, c’est un passage, une Pâque, une rencontre avec Dieu, comme Marie-Madeleine qui rencontre le Christ ressuscité au jardin du tombeau vide le matin de Pâques. Passer à travers la mort, c’est aller vers Dieu lui-même.

Lavieaprelamort.com : Pour un couple, c’est affreux de penser que leur relation va s’arrêter brutalement à la mort… (lire aussi ce témoignage)

Ce que des époux vivent de l’intérieur par leur amour et leur foi en Jésus-Christ, par l’Esprit de Dieu, ce don absolu de sa vie à l’autre — « je vis, je respire pour toi », « Je te serai toujours fidèle », « Je ne t’abandonnerai jamais » —, c’est ce que l’Esprit de Dieu nous a appris par Jésus-Christ, et que l’on devrait vivre. Tout cela créé dans le couple des liens éternels. Il n’y aura plus de mariage, comme a dit Jésus, et nous n’aurons plus besoin de nous dire l’amour par la car nous aurons un moyen infiniment plus sublime pour dire « Je t’aime ». Nous serons en communion avec Dieu qui est tout amour. C’est l’esprit Dieu, l’Esprit Saint, qui va transformer tout ce qui est mortel en quelque chose de divin. Seul un amour qui, en excluant pas la chair, est illuminé par le désir de vivre la volonté de Dieu selon le Christ, est digne de vivre pour l’éternité. Dans ce désir, c’est déjà l’Esprit Saint qui est à l’oeuvre. Et cela le rend immortel. Tout cela établit une hiérarchie de valeurs. Ainsi, ceux qui nous auront aidés à vivre selon l’Esprit Saint, nous les aimerons plus dans la vie éternelle que ceux que l’on a aimés selon la chair. Plus qu’un frère, une mère, une soeur… Comme Jésus a dit: « Qui est ma mère, mon frère, sinon celui qui fait la volonté de Dieu ? Jésus annonce une volonté de vie autre que celle que nous avons ici.

Lavieaprelamort.com : Les chrétiens parlent de la victoire du Christ sur la mort : pourtant, malgré tout, nous allons tous mourir un jour ! 

Le fait de dire que le Christ a vaincu la mort veut déjà dire que le Seigneur a vaincu la peur que nous avions de la mort en croyant qu’elle était un simple anéantissement. C’est énorme de connaître quelqu’un qui est revenu de la mort pour nous dire : « Vous n’êtes pas faits pour le néant, ni pour être
bouffés par les vers ! Vous êtes faits pour vivre par Dieu, en Dieu, divinement, pleinement, avec tout œ que vous avez vécu ici-bas et qui est selon l’Esprit
de Dieu. Le salut n’est pas une question de justice, c’est une question de don, autrement dit de la grâce de Dieu. Aller au paradis, c’est une question de grâce, ce n’est pas un dû.

Lavieaprelamort.com : Avec le christianisme, c’est facile: vous promettez le pardon à tout le monde. Donc on est libre de faire n’importe quoi…

« Si l’enfer n’existe pas, tout est permis », disait Dostoïevski. Certes on sait qu’on sera toujours pardonné, toujours, jusqu’au dernier moment. Mais à la
condition d’accepter le pardon. Le plus impie, le plus dépravé est sauvé, si, à la fin de sa vie, il peut dire: « Jésus, je m’en remets à toi ! ». L’étemité de Dieu est une question d’être. C’est-à-dire que je me construis pour cette éternité, de telle manière qu’avec ce passage je puisse entrer en communion avec Dieu. La destinée éternelle n’est pas un jeu de loterie, ni une décision de Dieu comme pourrait la prendre un simple juge. Du côté de Dieu, il n’y a pas de problème, il a toujours les bras ouverts.

Du côté de Dieu, il n’y a pas de problème, il a toujours les bras ouverts.

Est-ce que de mon côté je me construis pour me jeter dans ses bras ? C’est aussi simple que ça. Pour me jeter dans ses bras, et me construire, j’ai la voie tracée par Jésus de Nazareth.

Lavieaprelamort.com : Alors si on n’a pas préparé sa vie à se jeter dans les bras de Dieu, c’est l’enfer après la mort ?

Je pense, comme Thérèse de Lisieux, que l’enfer existe, mais qu’il y a peu de gens dedans. Ce qui me pousse à accepter cette possibilité de l’enfer, c’est le souci de la justice. J’ai du mal à accepter que la destinée soit la même pour Adolf Hitler et pour les millions de Juifs qu’il a fait assassiner. Un homme qui se construit dans la haine, il se construit de telle manière qu’il est dans l’incapacité de s’unir à Dieu après la mort. Mais Dieu n’y est pour rien. Il y a le terrible problème de la liberté. N’oubliez pas que Dieu nous a donné sa propre liberté. Quand Dieu parle à Moïse, on dit qu’il parle avec lui face à face. Il y a des hommes qui choisissent de ne pas aimer Dieu. S’ils passent de l’autre côté dans cet état d’esprit, ils se trouvent dans une nouvelle existence où il n’y a pas d’amour. Autrement dit : l’enfer.

N’imaginez pas le diable, les démons, avec des fourches et des brasiers, ce ne sont que des représentations. Quelqu’un qui se construit en cette vie avec la haine, l’injustice, la jalousie ou l’obsession de l’argent, est dans une situation gravissime : comment peut-on se jeter dans les bras de Dieu quand, librement, on a soumis son frère à la torture ou au viol ? Quand on l’a exploité ? De tout cela, Dieu n’y est pour rien. Dieu, lui, nous donnera tout, y compris jusqu’au dernier moment.

Lavieaprelamort.com : Et cette vieille doctrine du purgatoire, vous n’y croyez plus, quand même ?

Le purgatoire est une réalité très consolante. Parce qu’il est évident qu’aucun de nous — sauf les saints — ne sera vraiment prêt pour se jeter dans le cœur de Dieu. On est tous de pauvres pécheurs et on a tous des faiblesses. L’Église catholique affirme qu’il y a un état intermédiaire de purification. Cet enseignement a un fondement biblique. Il y a ce passage où Jésus parle du péché contre l’Esprit Saint et dit : « Tous les péchés seront pardonnés. Il y en a un qui ne sera jamais pardonné, ni dans cette vie, ni dans l’autre. » Ce qui veut dire qu’il y a des péchés qui seront pardonnes dans l’autre vie. Et c’est pourquoi l’Église parle du purgatoire. Saint Paul ajoute que ce que nous vivons en cette vie doit passer par le feu et ce qui est de la paille brûlera comme
de la paille. Il y a donc une idée de purification. C’est consolateur de penser qu’après la mort il y a encore une possibilité de progrès spirituel. Mais évidemment, il faut avoir en soi au moins une toute petite étincelle d’amour, un tout petit peu de charité.

Lavieaprelamort.com : La résurrection de la chair, des corps, on aimerait y croire, mais c’est difficile à imaginer…

Il ne s’agit pas d’une simple réanimation, d’un retour à la vie telle qu’elle était ici-bas ! C’est une création nouvelle, mais pas à partir de rien. Nous ressusciterons avec un corps que saint Paul appelle « corps spirituel ». Cela paraît un peu contradictoire, or je pense que celane l’est pas. Déjà dans notre vie ici-bas, il y a une grande interdépendance entre la chair et l’esprit.

Quelqu’un en dépression va se sentir fatigué dans son corps, voir le mal partout. En réalité, ce qui nous est promis, c’est un être humain dans lequel l’esprit aura spiritualisé la chair. C’est pourquoi Jésus pouvait dire à ses apôtres, après la Résurrection : « Touchez-moi, c’est bien moi. J’ai de la chair et des os. Donnez-moi à manger ! » Et à-côté de ça, il traversait les murs, il apparaissait et disparaissait.

Pour aller plus loin :

Source : d’après L’1visible

 

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