Peut-on parler avec les morts ?

Peut-on parler avec les morts ?

Peut-on parler avec les morts ? Peut-on interroger leurs « esprits », pour les utiliser ? Quels sont les dangers d’une telle pratique… occulte ? La réponse d’Hervé-Marie Catta(*).

Il est tout à fait différent de prier Dieu en y associant les personnes qui nous ont quitté, pour demander des choses bonnes et accordées à l’amour de Dieu, et de faire de la magie ou du « spiritisme » (lire aussi notre article : le spiritisme, c’est quoi ?). Tenter d’utiliser les « esprits » des morts pour connaître l’avenir, ou toute autre chose en dehors de la prière au Dieu de bonté est une action dangereuse. C’est ce que l’on appelle la « nécromancie ». C’est une forme de magie dans laquelle on veut utiliser à son profit, et en dehors des relations d’amour des puissances inconnues. On risque évidemment de s’abuser en donnant une confiance crédule à quelque chose d’obscur, « occulte » : c’est une forme d’occultisme.

Mais pourtant certains prétendent avoir reçu des « réponses » des « esprits » ? Ces « réponses » sont des suggestions venant de soi-même ou d’un tiers. Y contribuent la capacité d’être influencé dans son psychisme par la suggestion d’autrui, différents phénomènes en relation avec une pratique faible ou forte de l’hypnose et d’états dégradés de la conscience psychologique.

L’expérience de médecins, prêtres et psychothérapeutes montre que les personnes qui pratiquent le spiritisme, ou évocation des esprits des morts mettent gravement en danger leur équilibre psychologique : perturbations du psychisme, angoisses, déconnexion de la vie réelle, lien de soumission à l’influence de personnes « mediums » ou « voyantes ». Ceux-ci en profitent soit pour gagner de l’argent à nos dépens, soit pour avoir « du pouvoir » sur nous.
Le moins grave n’est pas quand par, curiosité ou désir d’être extraordinaire, on commence à s’abuser soi-même en s’imaginant acquérir « des pouvoirs » ou « des connaissances extraordinaires ».

On constate qu’en plus des conséquences psychiques nocives, on entre dans un monde où les jalousies, les fausses accusations et les haines se développent. C’est le cas de dire qu’on juge l’arbre à ses fruits : le « chanelling » à la mode dans le Nouvel Age se révèle dangereux pour l’équilibre psychologique. Et contrairement à ses prétentions à un amour flou et vague, il se révèle spirituellement dangereux pour la paix et l’amour véritable entre les personnes.

(*) Hervé-Marie Catta est avocat de formation. Pionner du témoignage de l’espérance chrétienne par Internet, son dernier livre est intitulé Des menhirs à Internet.

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