Peut-on prouver l’existence d’une vie après la mort ?

Peut-on prouver l’existence d’une vie après la mort ?

Peut-on prouver l’existence d’une vie après la mort ? Dieu existe-t-il ? Pour répondre à cette question, il faut s’appuyer sur des faits, des recherches comme des témoignages ; c’est donc en m’appuyant sur les recherches du Dr. Raymond Moody, auteur du livre « La vie après la vie » (Life after Life) du Dr. Raymond Moody sur les expériences de mort imminente, et en les recoupant avec les témoignages de saints, que je tenterais de répondre à cette question.

Je précise qu’en aucun cas, je n’entrerai dans une étude qui serait faussée par l’ésotérisme et l’occultisme. Ces pratiques ne font que tromper les personnes en souffrance d’avoir perdu un proche (lire aussi : le spiritisme, c’est quoi ?). Si vous ne devez retenir qu’une chose c’est celle-ci : s’il y a une vie après la mort, alors vos proches défunts n’ont d’autres besoins que votre miséricorde et vos prières.

D’où vient le terme EMI (NDE en anglais) ?

EMI, Expérience de Mort Imminente, en anglais, Near Death Experience (NDE), est utilisé pour des personnes ayant vécu une expérience de vie après la mort, après être cliniquement mortes quelques instants puis être revenues à la vie. Ce terme est apparu dans les années 70 à la suite de la publication du livre cité plus haut par le Dr. Raymond Moody, médecin américain et docteur en philosophie. Il a mené, pendant 8 ans, une enquête sérieuse et approfondie sur ce phénomène en cherchant à le comprendre, alors même que la société n’en n’avait alors pas encore pleinement connaissance (les personnes ayant vécu ces expériences n’étant pas comprises, n’osaient pas en parler – depuis, les choses ont bien changé, et d’autres livres comme celui-ci traitent aussi de ce sujet).

Le Dr Moody a étudié un grand nombre de cas suivant trois catégories :

  • Les personnes ranimées après avoir été tenues pour mortes.
  • Les victimes d’accidents ou de maladies graves ayant vu la mort de très près.
  • Les expériences de personnes qui, sur le point de mourir, ont fourni une description à leurs proches ce qui a permis à ces derniers de rapporter leurs témoignages.

De l’ensemble de ces témoignages, le Dr. Moody fait ressortir une quinzaine de similitudes, et définit une « expérience-modèle » type :

  • L’incommunicabilité : le sujet ne parvient pas à trouver les paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet évènement
  • L’audition du verdict : Le sujet entend l’annonce de son décès.
  • Les sentiments de calme et de paix : il ne ressent plus la douleur, au contraire il ressent paix, bien-être et réconfort.
  • Les bruits : Il entend comme un bourdonnement.
  • Le tunnel obscur : Le sujet se sent emporté à très grande vitesse dans un tunnel long et obscur.
  • La « décorporation » : Il se retrouve hors de son corps physique, il voit son corps physique et son environnement, il observe la scène comme un spectateur.
  • Le contact avec d’autres : Il entrevoit les esprits de parents et amis décédés avant lui.
  • L’être de lumière : Un être de lumière vibrant d’amour se montre à lui. Cet être fait surgir en lui une interrogation, qui n’est pas verbalement prononcée, le portant à effectuer le bilan de sa vie.
  • Le panorama de la vie : Le sujet a une vision panoramique instantanée de tous les évènements de sa vie même ceux qu’il avait totalement oubliés.
  • La frontière ou limite : Le sujet semble rencontrer une frontière comme une limite entre sa vie terrestre et la vie à venir.
  • Le retour : Il constate qu’il lui faut revenir en arrière que son temps n’est pas encore venu. Le sujet retrouve son corps.
  • Le problème du témoignage : Le sujet, bien que conscient qu’il ne s’agit ni d’une hallucination ni d’un rêve, n’ose pas en parler en public de peur de ne pas être pris au sérieux.
  • Les répercussions sur la conduite de vie : le sujet change sa perception de la vie, qui gagne en profondeur et en Amour.
  • Les nouvelles perspectives sur la mort : Le sujet est convaincu qu’il a des tâches à remplir aussi longtemps qu’il sera vivant, il ne craint plus la mort, il perçoit la mort comme une libération.
  • Les confirmations : Le récit des sujets sur les évènements terrestres alors qu’ils étaient morts concorde avec le récit de témoins et de médecins présents à ce moment.

Voici l’expérience « type » définit par le Dr. Raymond Moody (il ne s’agit que d’un modèle, une sorte de portrait-robot de l’expérience) :

« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe, de ce point de vue privilégié, les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet ; il se trouve dans un état de forte tension émotionnelle.

Au bout de quelques instants, il se reprend et s’accoutume peu à peu à l’étrangeté de sa nouvelle condition. Il s’aperçoit qu’il continue de posséder un « corps », mais ce corps est d’une nature très particulière et jouit de facultés très différentes de celles dont faisait preuve la dépouille qu’il vient d’abandonner. Bientôt, d’autres évènements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui. Et soudain, une entité spirituelle, d’une espèce inconnue, un esprit de chaude tendresse, tout vibrant d’amour – un « être de lumière » – se montre à lui. Cet « être » fait surgir en lui une interrogation, qui n’est pas verbalement prononcée, et qui le porte à effectuer le bilan de sa vie passée. L’entité le seconde dans cette tâche en lui procurant une vision panoramique, instantanée, de tous les évènements qui ont marqué son destin. Le moment vient ensuite où le défunt semble rencontrer une sorte de barrière, ou de frontière, symbolisant l’ultime limite entre sa vie terrestre et la vie à venir.

Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que le temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. A cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des évènements de l’après-vie et ne souhaite pas ce retour. Il est envahi d’intenses sentiments de joie, d’amour et de paix. En dépit de quoi il se retrouve uni à son corps physique : il renaît à la vie. Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre-temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre. De plus, il voit bien que ceux qui l’écoutent ne le prennent pas au sérieux, si bien qu’il renonce à se confier à d’autres. Pourtant, cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusque-là à propos de la mort et de ses rapports avec la vie. »

Comme le dit le Dr. Moody : Il importe de bien se mettre dans l’esprit que cette expérience « type » ne saurait en aucune façon être assimilée au récit d’une expérience particulière. Il s’agit d’un rapport composite établi à partir d’éléments communs glanés dans de très nombreux témoignages.
D’ailleurs bien que le modèle « type » du Dr Raymond Moody place le tunnel avant la décorporation, de nombreux témoignages placent l’épisode du tunnel après la décorporation. Peut-être d’ailleurs y a-t-il deux tunnels ? Quoiqu’il en soit le Dr R. Moody précise bien que l’ordre d’apparition des similitudes peut varier suivant les témoignages.

Les différentes hypothèses scientifiques relevant de la pharmacologie (ingestion de drogue), la physiologie, la neurologie, la psychologie ainsi que les rêves mis en avant pour expliquer ces expériences ont toutes buté face à de nombreux aspects dans les témoignages contredisant ces différentes hypothèses.

L’un des plus flagrants étant la décorporation, où le sujet était capable de raconter précisément différentes scènes, elles-mêmes confirmées par des témoignages indépendants, alors même que de l’emplacement physique de son propre corps, ces scènes n’étaient pas perceptibles.

A suivre… (par Benoît Moreau)

Lire la suite de cette enquête : Le jugement de Dieu, c’est quoi ?

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