« Je suis tellement curieux de savoir ! » 

« Je suis tellement curieux de savoir ! » 

Plutôt que le désespoir, l’espérance peut même nous rendre curieux de notre mort ! Non pas une curiosité malsaine, bien sûr, mais celle qui nous donne un sursaut de vie, celle qui nous vient d’une petite voix, d’une certitude intérieure, selon laquelle ce que nous avons vécu ici-bas, l’amour que nous avons reçu et donné, ne peut se terminer d’un trait de plume. Voici donc le témoignage de Monique, dont le mari, malade, disait avoir hâte de connaître… la suite ! 

Une personne ayant approché mon mari très peu de tant avant sa mort lui a demandé :
– Sincèrement, vous n’avez pas peur de mourir ?
Jacques a répondu avec un grand sourire :
– Je suis tellement curieux : il me tarde de voir !

Avant qu’il ne tombe malade, il nous arrivait de parler de la mort. Je lui disais :

– Je ne pourrai pas vivre sans toi, il vaut mieux que je parte avant

et il me répondait :

– Je pense que l’inverse serait mieux.

Mais c’était tout, nous n’en parlions que rarement. Quand il a compris que la maladie l’engageait dans un processus irréversible, il a commencé à se préparer. Sa fidélité à sa foi chrétienne au quotidien, depuis tant d’années, lui a permis d’aborder cette dernière épreuve avec une grande sérénité.

Nous avons pu parler très librement, ensemble, de la vie éternelle, avant son départ, ainsi que du mystère de la mort. Je lui disais :

– Veinard, tu vas voir avant moi !

Il savait où il allait, et cela lui permettait d’être dans une paix étonnante. Tous ceux qui l’ont approché à ce moment ont été frappés par cette paix qui émanait de lui. Nous avons tout préparé avant son décès : les textes, les chants de la messe de funérailles, etc. Et sur un petit carnet où il notait tout ce qu’il avait à faire, il avait inscrit, non sans humour : « Voir avec M. procédures après décès ». S’il n’avait pas cru en la vie éternelle, jamais il n’aurait pu le faire.

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