D’où vient Halloween ?

D’où vient Halloween ?

Halloween, c’est le retour des citrouilles, des fantômes, des squelettes et des vampires. « Si trouille il y a, les potes iront », dit le proverbe. Pourtant, à en croire les producteurs de potirons, de déguisements et autres farces et attrapes, cette fête devenue commerciale est en perte de vitesse depuis de nombreuses années. Alors, de beaux enfants transformés en petits monstres moches et dégoulinants de suie sonneront-ils à votre porte le soir d’Halloween ? Mais d’où cela vient-il ?

 

A l’origine, Halloween était une fête… catholique !

Le terme « Halloween » vient du XVIIIe et de l’écossais. C’est une contraction de « All Hallows-Even », ce qui signifie littéralement « veillée de tous les saints ». Cela fait référence à la veille de la Toussaint, le 1er novembre, jour de célébration de tous les saints. C’est le pape Grégoire III, au VIIIe siècle, qui a institué cette date, après avoir consacré une chapelle en l’honneur de tous les saints en la basilique de Saint-Pierre de Rome. La Toussaint est née ! Le pape Grégoire IV étend ensuite cette fête à l’ensemble de l’Église catholique. A partir de cette époque, cette journée de la « tous saints » s’accompagne d’une veillée dans les églises, le 31 octobre au soir.

À cela vient s’ajouter la journée de commémoration de tous les défunts, chacun de nous étant appelés à devenir un jour… des saints ! (Eh oui, même vous !) Cette journée est célébrée le 2 novembre. C’est l’occasion de se rendre au cimetière pour se souvenir de celles et ceux qui ne sont plus sur cette terre, de prier pour les membres de sa famille ou ses amis décédés.

Pour revenir à Halloween, cette déclinaison de la fête de la Toussaint trouve sa source aux Etats-Unis lorsque les colons venus d’Europe commencent à s’y établir, en y associant de nombreuses traditions locales. Dans différents pays européens, il existait en effet une tradition culinaire qui consiste à préparer des biscuits en hommage aux fidèles défunts la veille de la Toussaint, et à venir les « offrir » sur les tombes. Ainsi, les enfants allaient de porte en porte pour collecter ces sucreries, en échange de prières pour les êtres aimés. C’était, en résumé : « vous me donnez un bonbon, je vous promets de prier pour votre époux décédé ». La prière des enfants étant très puissante (ils sont plus ‘saints’ que beaucoup d’adultes), comment ne pas y succomber ? A l’époque, bien-sûr, ces enfants ne se déguisaient pas en petits monstres morbides ou sanguinolents.

Cependant, dans certaines contrées, certains portaient des déguisements censés représenter les différentes « âmes au purgatoire » (lire : le purgatoire, c’est quoi ?). Mais c’était pour les aider, par la force de la prière, à aller au ciel, pour la vie éternelle, et non pour célébrer la mort ! Alors les cierges de procession étaient protégés du vent dans des calebasses ou navets évidés : les fameuses « jack o’lanterns », devenues aujourd’hui ces citrouilles typiques d’Halloween.

En France, les catholiques organiseront des danses macabres lors de la Toussaint. La Mort (en général représentée par un squelette, mais un seul suffit, ce n’est pas un défilé de morts-vivants !) mène une chaîne d’individus vers l’au-delà.

En Irlande, des paysans ont créé une journée consacrée aux damnés le 31 octobre, venant compléter la Toussaint et la Journée des morts : soucieux de plaire aux âmes en enfer (mais pourquoi faire ?), qui pourraient se sentir délaissées au profit de celles au paradis ou au purgatoire (bonjour l’ambiance !), ces paysans pas très catholiques prenaient alors casseroles et poêles en ferraille le 31 octobre pour signifier bruyamment aux damnés-trépassés qu’ils n’étaient pas oubliés. (Sachant que, dans la théologie catholique, même si l’enfer existe, il n’y a finalement peut-être que très peu de monde qui y croupit, la miséricorde Dieu étant infinie !).

Par la suite, aux États-Unis, alors que de nombreux mariages mixtes sont noués, ces coutumes et traditions s’entremêlent. Halloween se développe dans tout le pays au XXe siècle, pour devenir une tradition séculaire, vide de ses origines chrétiennes, bref, païenne et, pour tout dire, une fête commerciale. Et comme tout ce qui est commercial, aux States, finit par arriver chez nous, qu’il s’agisse du Père Noël, des jeans ou du Coca-Cola, il en est de même pour Halloween.

Source : d’après Aleteia

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