Communiquer avec les morts ? Prier pour eux, dit le pape

Communiquer avec les morts ? Prier pour eux, dit le pape

Pour le pape François, une manière de communiquer avec les morts, c’est prier pour eux. Étonnant, non ? (On aurait plutôt cru que communiquer avec les morts, c’est faire tourner les tables… lire aussi : dialoguer avec les morts, est-ce inoffensif ?). Suite de la méditation sur la mort du pape François, tirée de sa lettre apostolique sur l’amour dans la famille publiée en mars 2016.

Ainsi le pape affirme : une façon de communiquer avec les proches décédés est de prier pour eux. La Bible affirme que « prier pour les morts » est une pensée « sainte et pieuse » (1). Prier pour eux « peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur ». (Par intercession, entendre leur capacité d’obtenir auprès de Dieu de bonnes choses pour nous, ndlr).

A l’école des saints

L’Apocalypse (dans la Bible, ndlr) présente les martyrs intercédant pour ceux qui subissent l’injustice sur terre (2), solidaires de ce monde en chemin. Certains saints, avant de mourir, consolaient leurs proches en leur promettant qu’ils seraient proches pour les aider. Sainte Thérèse de Lisieux faisait part de son désir de passer son Ciel à continuer de faire du bien sur la terre. Saint Dominique, lui, affirmait qu’« il serait plus utile après la mort (…). Plus puissant pour obtenir des grâces ». Ce sont des liens d’amour, car « l’union de ceux qui sont encore en chemin avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ ne connaît pas la moindre intermittence ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels ».

« Avec la foi, arrêtons-nous auprès des tombes de nos proches, priant aussi pour les morts dont personne ne se souvient » (Pape François)
« Avec la foi, arrêtons-nous auprès des tombes de nos proches, priant aussi pour les morts dont personne ne se souvient » (Pape François)

Se préparer à mourir

Si nous acceptons la mort, nous pouvons nous y préparer, poursuit le pape. Le parcours est de grandir dans l’amour envers ceux qui cheminent avec nous, jusqu’au jour où « il n’y aura plus de mort, ni de pleur, ni de cri ni de peine » (3). Ainsi, nous nous préparerons aussi à retrouver les proches qui sont morts. Tout comme Jésus a remis le fils qui était mort à sa mère (4), il en sera de même avec nous. Ne perdons pas notre énergie à rester des années et des années dans le passé. Mieux nous vivons sur cette terre, plus grand sera le bonheur que nous pourrons partager avec nos proches dans le ciel. Plus nous arriverons à mûrir et à grandir, plus nous pourrons leur apporter de belles choses au banquet céleste !

Pour aller plus loin :

Notes

(1) 2 M 12, 44-45

(2) cf. Ap 6, 9-11

(3) Ap 21, 4

(4) cf. Lc 7, 15

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