“La mort : même pas peur, même pas mal !”

“La mort : même pas peur, même pas mal !”

Gilles raconte comment son expérience de mort à transformer sa peur de la fin de la vie.

Témoignage de Gilles

J’avais 18 ans, un jour d’hiver glacé et de grève des trains. Un quai long comme un jour sans pain… 2 heures d’attente dans le froid, la faim et personne autour.  La fatigue me gagne et tout à coup : un train s’approche et ralentit, et moi comme un idiot, tellement pressé, je monte sur le marchepied et essaie de monter. 

Mais le train ne s’arrête pas, les portes restent bloquées et il repart à très grande vitesse. Je suis éjecté avec force du marchepied et projeté sur le quai avec ma tête qui manque de passer sous le train. Vous voulez savoir la suite ?

“J’ai vu mon corps de l’extérieur”

Difficile à expliquer et presque incroyable : mon cœur a dû s’arrêter de battre quelques instants et voici que c’est comme si une partie de moi-même avait été libérée : je voyais mon corps immobile, les yeux fermés, et je regardais cela de plus haut, comme si j’étais debout.   Je n’en éprouvais aucun sentiment, comme si cela était normal et pas grave du tout. 

Ensuite, un brouillard blanc intense et lumineux m’envahit et en une fraction de seconde, se mettent à défiler devant moi une multitude de séquences de mon enfance et adolescence. Je regarde cela comme si c’était la vie de quelqu’un d’autre et pour chaque image, c’est comme si le sens de ce que j’avais pu vivre dans le passé voulait m’être signifié. Puis une immense paix et une joie indescriptible m’envahit, la lumière se fait de plus en plus vive. Et ensuite, comment cela s’est terminé ?

Retour à la vie    

Eh bien, tout à coup, le brouillard cotonneux et la lumière ont disparu. Je suis toujours là debout à regarder mon corps allongé et immobile. Je vois un employé de la gare, qui se précipite de très loin vers moi et juste avant que celui-ci me touche, je me retrouve complètement dans mon corps.

L’homme me crie dessus : « Espèce de fou, qu’est-ce qui vous a pris d’essayer de monter dans ce train ? Vous êtes cinglé, vous auriez-pu passer dessous ! » « Mais vous devez avoir des fractures, je vais appeler les secours ! » Et moi je le regarde avec bonté et je lui dis : « Non, pas besoin, je n’ai absolument rien… et vous pouvez-pas savoir comme c’était bien ! »

   Alors, vous comprendrez pourquoi depuis ce jour précis : « Oui, la mort ? même pas peur, même pas mal ! ». Surtout quand tant de personnes autour de moi sont persuadées que notre être n’est composé que d’un corps et d’un psychisme. Qu’elles pensent que tout cela pourrit après notre mort et que rien ne se passe après. Je trouve cela vraiment insensé et je peux dire qu’il m’a été donné d’expérimenter très jeune et en d’autres circonstances, que notre être est composé aussi d’une partie immatérielle et indestructible qui est notre esprit. Ce dernier est en connexion et relation avec un Esprit plus vaste, hors du temps et de l’espace terrestre : L’Esprit, Souffle de Vie qui apparaît précéder, animer et garder toute vie. 

Cette expérience de jeunesse a donné un nouveau sens à ma vie et un nouveau regard sur tout ce qui m’entoure, tout ce qui m’advient d’agréable comme de désagréable. 

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