Témoignage : Un abîme entre les vivants et les morts

Témoignage : Un abîme entre les vivants et les morts

Jésus a dit qu’il y avait un abîme entre les vivants et les morts (Luc, 16 ;19-31). Dans certains cas, cet abîme est franchi, mais si c’est l’homme qui le provoque par des pratiques de spiritisme, le risque est certain. Les faits auxquels j’ai été confrontée en attestent.

Du pendule au spiritisme : premiers malaises

Mon père s’est adonné pendant de longues années à la manipulation du pendule. Ça marchait et je n’y voyais aucun mal. Pourquoi cela donnait il des résultats ? Pourquoi un jour avait il retrouvé grâce au pendule, le vélo de ma mère qui avait été volé ? Le pendule a indiqué une rue, et en y allant, elle l’a retrouvé.  Phénomène physique, on ne voit pas comment. Phénomène psychique, comment ? Se peut il que des esprits interviennent là-dessus ?

Un jour, alors que, adulte, j’avais quitté leur maison, j’ai appris que mon père faisait des séances de spiritisme. Il faisait tourner un guéridon, et invoquait des esprits. Peut-être était-ce une suite logique de ses expériences avec le pendule.

A la mort de mon père, ma mère était effondrée. Mon père avait maintes fois dit : « Quand je serai mort, je viendrai vous déranger. Je reviendrai sous forme d’un oiseau. Je reviendrai frapper dans la table de nuit. »  Dans les semaines qui ont suivi sa mort, un très gros corbeau restait dans les parages de sa maison. Souvent sur le toit. Parfois il venait se percher sur le bord de notre balcon, ce que nous ne voyions pas auparavant. Je ne crois pas en la réincarnation comme projet de Dieu sur nous, mais j’avoue en avoir été troublée.

Des travaux qui ne se passent pas comme prévu

Après le décès de ma mère, nous décidons de quitter notre maison pour habiter celle de mes parents. Etant en retraite, nous avons le temps d’entretenir un grand terrain.

L’intérieur de la maison n’a jamais été entretenu. Nous décidons de faire des travaux.

La ville nous impose une pompe de relèvement des eaux usées. Elle est installée par une entreprise. Peu après, elle tombe en panne. Un boulon s’est dévissé.

Nous modifions la cuisine dont les éléments datent de 1950. Le four tout neuf et d’une bonne fabrication est défectueux : la porte doit être changée. Le magasin nous affirme n’avoir encore jamais eu de problème de ce genre.

Ensuite, nous modifions la salle de bain, mon mari préférant une douche. Le lavabo en grès se fissure sur la moitié de sa largeur une semaine après son installation par le plombier. La douche poursuit la série. La pomme de douche se casse au bout de 15 jours sans que nous n’y ayons touché. Le plombier ne comprend pas.

Nous nous installons dans la maison. Mon mari m’offre un orgue électronique. Le clavier supérieur fait un bruit anormal peu après la livraison. Je contacte le service après-vente. Il est bien difficile de se faire entendre. Cela n’arrive jamais, le matériel est sûr. Le magasin en ligne finit par m’envoyer un réparateur, me précisant qu’en l’absence de réel problème, ce sera à mes frais. Le technicien constate que le clavier supérieur est mal fixé. Les vis de maintien ne sont pas serrées.

Dans la chambre où mon père est mort, la nuit plus particulièrement, une odeur de cadavre en putréfaction nous oblige à ouvrir les fenêtres en grand pour pouvoir respirer.

Puis nous faisons appel à une entreprise de bâtiment pour faire le ravalement. C’est une entreprise sérieuse et connue de la région. Pas de problème pour poser l’échafaudage. La machine qui projette le crépi est apportée, mais dès sa mise en marche, elle tombe en panne. Une pièce s’est cassée et doit être commandée. Seconde panne quelques jours après sa remise en marche. Bien sûr, il a fallu plusieurs jours d’arrêt. La machine est réparée, le crépi tourne et est malaxé, mais nouveau problème : Ce sont les tuyaux qui éclatent en plusieurs endroits, faisant gicler le crépi partout, y compris jusque sur le toit. L’entrepreneur nous dit alors qu’il n’a jamais vu ça, et ajoute « quelqu’un m’empêche de travailler ». Les tuyaux remplacés, il peut enfin terminer le travail.

L’eau bénite, eau purifiante

Je raconte ces faits à ma fille qui n’habite plus dans la région. Elle me dit ressentir quelque chose de malsain quand elle vient dans cette maison. Elle me demande de la faire bénir. Je comprends qu’elle n’a plus envie de venir nous voir, que son malaise est bien réel. Je contacte aussitôt le père J., curé de notre paroisse qui prend les choses très au sérieux. Il vient dès le lendemain, se libérant un créneau dans un agenda bien rempli. Mon mari s’est absenté. Il ne croit pas à tout ça, pour lui une bénédiction est un grigri, une superstition ridicule. Le père vient donc bénir de l’eau, dont il asperge généreusement toutes les pièces, en particulier la chambre en question. Il part en nous demandant de laisser l’eau restante dans le plat, et le plat dans la salle de séjour où ont eu lieu les séances de spiritisme. « Si cela revenait, n’hésitez pas à me rappeler » me dit-il.

Dès le lendemain, plus aucune odeur nauséabonde, plus de phénomènes, et ceci pendant plusieurs mois. Mon mari en est resté très troublé.

La prière, arme puissante

Rechute quelques mois plus tard. J’en avise le père J., qui revient, avec eau bénite et encens. Mon mari s’est encore absenté. L’odeur de l’encens flotte délicieusement dans la chambre, et reste plusieurs jours dans la pièce. Depuis ce jour, plus rien.

Mon mari m’a proposé de prier avec moi chaque matin, et notre prière commune dure depuis ce jour. Le curé m’a dit que l’eau bénite est d’une puissance extraordinaire. C’est devenu une évidence pour nous.

Nous avons offert des messes pour le repos de l’âme de mon père. A-t-il trouvé la paix ? A-t-il accueilli le pardon de Dieu ? Est-il dans la lumière ?

Pour aller plus loin :

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